La magie du bambou

Le bambou n’est pas un arbre, mais une graminée, tout comme l’herbe ou le maïs, qui pousse à une vitesse spectaculaire. Pouvant grandir jusqu’à un mètre par jour, cela fait de lui la plante dont la croissance est la plus rapide au monde. Il pousse naturellement sous presque tous les climats et sur les sols les plus pauvres. Il existe en Asie, en Amérique latine et en Afrique depuis des centaines d’années.


L’utilisation du bambou est en pleine expansion suite à une demande croissante de produits plus éthiques et respectueux de l’environnement en Europe et aux Etats-Unis. Déjà utilisé pour l’architecture, le design et pour les agronomes contre la dégradation des paysages, le bambou peut être transformé en de nombreux produits : charpentes, meubles, papier toilette, tapis, paniers, revêtements de sol, échafaudages, fabrication de t-shirts, vins, vinaigres, produits biochimiques, produits pharmaceutiques et, bien entendu, de pailles.


La culture du bambou a de nombreux atouts dont nous n’avons pas réellement conscience. Elle permet, à son échelle, de protéger l’environnement et d’atténuer les effets du changement climatique. Le bambou absorbe presque deux fois plus de dioxyde de carbone et libère donc plus d’oxygène qu’un arbre feuillu. Il permet un reboisement rapide et peut être utilisé pour la reforestation de certaines régions. Il limite l’érosion des sols et restaure les sols appauvris grâce à son réseau racinaire très dense. Il peut être utilisé pour éliminer certaines toxines du sol. Il permet de sécuriser et de stabiliser les sols. Il est également une source d’énergie alternative non polluante et renouvelable pour une utilisation industrielle ou domestique. Avec tous ces avantages, certains l’appellent « l’or vert ».


Récemment, la commercialisation du bambou a débuté à grande échelle générant de nouveaux revenus et beaucoup d’emplois pour les communautés rurales. La Chine, qui détient la première place du marché mondial, emploie près de 8 millions de personnes, puisqu’elle nécessite une main d’œuvre importante, le bambou devant être planté, entretenu et récolté à la main.
Le bambou est une aubaine face aux problèmes environnementaux que nous rencontrons pour l’instant, mais sa croissance rapide, pouvant aller jusqu’à treize mètres par an, peut devenir invasive si elle n’est pas entretenue. Sur certains continents, comme l’Indonésie, le bambou pousse comme une mauvaise herbe. ,On le coupe et on le brûle afin d’éviter qu’il ne devienne incontrôlable et qu’il ne colonise pas de grandes étendues. Plus on le coupe, plus il pousse… C’est pour cela que nous avons décidé d’utiliser ce surplus pour en faire un objet de conscientisation collective. La culture du bambou ne sauvera pas le monde, mais chaque petite habitude aidera Gaïa à se porter de mieux en mieux.

Laisser un commentaire